Être célibataire à 30 ans (récit d’un homme)

Dans: Éditoriaux, Style de vie

Et oui, je vais souffler mes 30 bougies cette année… Et encore une fois, un oncle va me demander « Pourquoi t’as pas amené une de tes blondes ?  ». La réponse est simple. Plus tu vieillis, plus la qualité passe avant la quantité. J’imagine que c’est ça la maturité.

C’est certain que quand tu vois tous tes chums en couple, se marier, avoir des enfants et bâtir une vie familiale, tu réalises que tu n’as plus 20 ans. Il y a deux semaines, je jasais avec un de mes chums qui a marié la seule femme qu’il a connue, et je lui ai dit (on va l’appeler Bob) « Bob, il y a 3 – 4 ans, je te trouvais épais de marier la seule femme que tu as connue, mais maintenant… je dois t’avouer que je suis jaloux. Tu as deux beaux enfants, une femme loyale et une famille merveilleuse. Qu’est-ce que tu veux de plus ? »

Rien.

Il y a la santé, avoir une bonne job, une sécurité financière, des REER, un beau « char », mais c’est quoi avoir tout ça si tu n’as pas de partenaire de vie? Tu vas quand même finir ton samedi soir tout seul devant Netflix en « swipant » à gauche sur Tinder. Ces fameuses rencontres qui finissent toujours en quelque chose de pas sérieux. Et quand ça pourrait l’être, tes expériences du passé te rappellent de faire attention et de prendre ton temps. Mais encore là,  pas facile de rencontrer quelqu’un qui veut la même chose que toi. Les femmes de 25 ans et moins passent plus de temps sur Snapchat et à regarder le nombre de « likes » reçu sur leur compte Instagram. Et les femmes un peu plus vieilles ont aussi les blessures du passé qui les empêchent de s’embarquer émotivement et sérieusement dans une nouvelle relation. Puis, parmi les femmes célibataires, il y a celles qui ont des enfants, ce qui compliquent parfois la relation. Tranche de vie, j’ai déjà été en couple avec une femme qui avait une fille d’un an et demi. Je me suis attaché à cette enfant comme si c’était la mienne. Quand la relation a pris fin, le deuil a été doublement plus difficile. Par contre, j’ai réalisé que j’allais être un bon père dévoué et un mari loyal.

Ce qui complique tout.

Car une fois que tu as connu le bonheur d’être un patriarche de famille, puis que tu te trouves seul dans ton lit un dimanche matin, alors que tu étais habitué de faire des crêpes en écoutant Pat patrouille que tu te rends compte qu’il y a quelque chose de misérable dans la vie de célibataire.

Les expériences du passé compliquent les rencontres. Un jour, un de mes bons amis m’a dit une phrase que je ne vais jamais oublier. « Chaque fois que tu couches avec une femme, tu laisses une partie de ton cœur avec elle ». Quand on y pense, c’était songé pour un gars de 19 ans.
Il avait raison.

Plus tu fréquentes de femmes, que ce soit pendant deux semaines, deux mois ou six mois, elles laissent une empreinte en toi. Car si tu ne l’as pas flushée après la première ou seconde « date », c’est qu’elle avait quelque chose d’intéressant, physiquement, intellectuellement ou psychologiquement. Puis, quelque chose arrive, un manque d’intérêt, un manque d’attention ou trop d’attention et tout est à recommencé.

Encore.

Avec le temps, tu te rends compte qu’à chaque nouvelle rencontre, tu compares avec les anciennes fréquentations.  Tu te dis « elle n’a pas le sourire de Monique, elle n’a pas la « drive » de Marie, elle n’est pas sociable comme Annick, elle n’a pas la « shape » de Josianne. J’ai réalisé que je comparais, sans m’en rendre compte. Ce qui bloquait toute possibilité d’avancement dans une quelconque relation.

Donc, présentement, je suis à « presque 30 ans » dans cette situation. J’essaie de rencontrer une femme plus vieille que 25 ans, « no addict » à Instagram, idéalement sans enfant, qui veut des enfants, qui à le sourire de Monique , la « drive » de Marie, sociable comme Annick et la « shape » de Josianne.

 

Gab