Le bonheur, c’est quoi ?

Dans: Éditoriaux, Santé et bien-être, Style de vie

La fin de semaine dernière, j’ai séjourné avec ma gang de filles dans un chalet pendant trois jours. C’est une tradition annuelle que nous avons instaurée depuis que nous avons nos « vrais » jobs, des enfants, une maison et une routine qui ne nous permet plus de nous voir aussi souvent. Nous passons une fin de semaine « en mou » à discuter de la vie, à boire du vin, à rire, à pleurer et à écouter des films de filles.

Lors de nos discussions, nous faisons évidemment le tour des nouvelles par rapport à nos amis, familles et connaissances. Nous avons parlé d’une telle qui est enceinte, d’une autre que son chum a laissé, d’un autre qui a changé d’emploi, etc. Lors de cette conversation, une expression a été utilisée par une de mes amies pour parler d’une connaissance et c’était qu’ « elle n’avait pas le bonheur facile ». Ça m’a amené à réfléchir.

Depuis un certain temps déjà, je me questionne sur ce qu’est la définition du bonheur. J’y pense souvent, je jongle avec cette idée. Avec mon travail, je côtoie toute sorte de personnes qui traversent des épreuves dans leur vie et je me rends compte que chacun y réagit différemment. Pourquoi certains qui, à me yeux, ont tout pour être heureux n’arrivent pas à trouver le bonheur? Pourquoi d’autres qui tirent le diable par la queue arrivent encore à s’émerveiller et à sourire face à la vie? Et moi, suis-je heureuse?

J’ai vécu une enfance parsemée de moments difficiles. En y songeant, je me suis souvenue que le soir en me couchant, je priais un être supérieur pour qu’il m’accorde la chance d’être heureuse en vieillissant. C’est fou ça, non? Déjà à 10, 11, 12 ans, l’idée et l’espoir du bonheur faisait partie de mes pensées. Lorsque je m’imaginais plus tard, je ne me voyais pas avocate ou médecin, je ne voulais pas souvent le monde ou créer une nouvelle invention. Tout ce que je voulais, c’était tout simplement d’être heureuse!

Ma vie adulte a aussi été parsemée, jusqu’à présent, de moments difficiles. Plusieurs de mes amies me félicitent pour ma force de caractère et la façon que j’ai de ne pas me laisser abattre par ces épreuves. J’ai souvent répondu à cela que nous étions le seul responsable de notre bonheur. Et je le crois vraiment.

Pour moi le bonheur, c’est de trouver des moments de calme, malgré la tempête. C’est d’avoir la force intérieure de ressortir de ces épreuves en ayant appris quelque chose et en me connaissant mieux moi-même. C’est d’être capable d’apprécier des choses aussi simples que la chaleur du soleil sur mon visage, le temps passé avec un être cher ou le café du dimanche matin. Je ne souhaite plus qu’un Être Suprême m’accorde la chance d’être heureuse. Je sais que je me suis choisie, il y a plusieurs années, et que j’ai décidé que quoi qu’il arrive, rien ni personne ne m’empêchera de ressentir, même si les instants sont parfois plus courts, ce bonheur qui m’habitera pour le restant de ma vie.


Stéphanie Fortin-Poirier

Source photo de couverture : www.zenetorganisee.fr


Stephanie Fortin-Poirier

Loyale, rassembleuse et détenant un bon sens de l’humour, Stéphanie a à cœur le bien-être des gens qui l’entourent. Déterminée à aider son prochain, particulièrement les enfants, elle donne plusieurs heures de son temps à un organisme de sa région, en plus de tenter de les aider par son travail à titre d’avocate en droit de la famille et de la jeunesse. Curieuse, elle adore voyager, tenter de nouvelles expériences et apprendre sur différents sujets.