Les bricolages qu’on jette (secrètement) à la poubelle…

Dans: Santé et bien-être, Style de vie

Quand ils sont petits, les bricolages et dessins font partie de notre quotidien. Remplissent nos tables, comptoirs et notre porte de réfrigérateur. Ils sont offerts avec enthousiasme. On regarde le nouveau cadeau et on répond « wow, c’est beau. ». Presque par automatisme. Car, l’a-t-on vraiment regardé ce millième dessin? Genre plus que 5 secondes?

On en jette (secrètement quand même), question de revoir le dessus du comptoir, et faire un roulement sur le réfrigérateur. Le vieux laisse la place au neuf.

Quelques œuvres trouveront une place à notre lieu de travail. Ça met de la couleur, de la vie. Derrière le plastique de notre sous-main ou accroché à notre mur ou paravent beige terne de bureau. Tranquillement, ils se fonderont au décor, oubliés.

Les années passeront.

Les enfants vieilliront.

Et ne feront plus de bricolages.

Seuls les factures et rappels de rendez-vous embourberont notre comptoir et réfrigérateur.

Et un jour, au bureau, notre regard tombera sur ce dessin, jauni par le temps. Avec le mot d’amour bourré de fautes.

Et on le verra d’une autre façon.

Inondée de nostalgie, le cœur serré, on imaginera notre enfant en train de le faire, en être fier. Et on se posera la question… Lorsqu’il me l’a offert, est-ce que je l’ai regardé assez longtemps? Genre plus que 5 secondes?

Les enfants grandissent et ne font plus de dessins.

Pendant qu’ils en font, regardons-les avec notre cœur.

Soulignons un détail, posons une question. Et voyons la fierté dans leurs yeux.

Jeter des bricolages en secret, c’pas grave.

Ne pas les regarder, ça fait plus mal. Surtout à notre cœur de mère, quand on y repense.

Source photo de couverture : bebesetmamans.com


Julie Morin

J'envie les héroïnes de films d'action pour leur vie de luxe, leurs habiletés de cascadeuses, leurs talents de séductrice et périples au-travers le monde ... Moi, j'habite un bungalow à Saint-Jean-sur-Richelieu, j'ai toujours mal à quelque part (l'approche de la quarantaine, quoi!), avec le même homme depuis 17 ans, et mère de deux pré-adolescents. On est loin d'un film de Lara Croft! De toute façon, je n'aurais pas les nerfs d'acier requis. J'angoisse ben trop. D'ailleurs, le qualificatif trop m'est souvent attribué. Trop émotive, trop susceptible. Je parle et je rie trop fort (ce qui énerve royalement les deux pré-ados, qui ont honte même dans notre salon). À l'inverse, ça m'en prends pas trop pour être heureuse. Un souper au restaurant, un bon livre, un verre de vin, rire en famille, apprendre, découvrir et écrire.