Un enfant, ça ne change pas le monde… sauf que !

Dans: Éditoriaux, Non classé

Depuis toujours, je sais que j’aimerais devenir mère. J’ai toujours su également que je voudrais cet enfant lorsque ce serait le bon moment, avec la bonne personne. Ma mère m’ayant eu à la fin de son adolescence, j’ai réalisé, en vieillissant, tous les sacrifices qu’elle a dû faire pour que je ne manque de rien. Évidemment, cette expérience a été marquante pour notre famille et on m’a sensibilisé dès mon plus jeune âge à ne pas reproduire la même chose, même si tout a été pour le mieux compte tenu des circonstances.

Ma mère aurait aimé faire des études universitaires mais comme j’étais là et qu’elle était monoparentale, elle n’a pas pu. J’ai eu la chance, pour ma part, de vivre pleinement ma jeunesse, de voyager et d’obtenir un diplôme universitaire. Au-delà du fait que je ne me sentais pas prête à faire les mêmes sacrifices qu’elle, pour avoir un enfant jeune, j’ai voulu mener à terme mes études universitaires pas seulement pour l’emploi que cela me permettrait d’avoir plus tard, mais également pour la remercier de ce qu’elle avait fait pour moi et aussi pour lui montrer qu’elle avait réussi, que j’étais en voie de devenir une femme autonome et accomplie.

Une fois mes études terminées, j’ai voulu « me placer » dans ma vie personnelle et professionnelle afin d’être prête à accueillir un enfant. J’ai cru vers l’âge de 28 ans que ça y était et que j’étais finalement rendue là. Une succession d’événements, dont une rupture amoureuse, m’ont convaincue du contraire. L’horloge biologique, comme certains aiment l’appeler, a commencé à sonner mais je n’ai pas hésité à la mettre en sourdine pour le moment.

L’amour est réapparu dans ma vie, mon cheminement professionnel va bien, je devrais me sentir prête maintenant, non? Un projet à terminer, un voyage qu’on veut faire, des rénovations à entreprendre, on repousse encore la date où ce sera ce projet-là qui sera mis de l’avant. Je me rends compte aujourd’hui, dans la trentaine, qu’en définitive, je ne me sentirai jamais totalement prête et que l’inconnu me fait peur. Peur que la vie ne change pas pour le mieux, peur que le couple ne s’adapte pas bien à son nouveau rôle, peur des sacrifices à faire et surtout, j’ai peur de ne pas être à la hauteur…

Et vous, comment avez-vous su que vous étiez prêts à faire le saut pour cette grande aventure qu’est la parentalité?

Source photo : drolesdemums.com


Stephanie Fortin-Poirier

Loyale, rassembleuse et détenant un bon sens de l’humour, Stéphanie a à cœur le bien-être des gens qui l’entourent. Déterminée à aider son prochain, particulièrement les enfants, elle donne plusieurs heures de son temps à un organisme de sa région, en plus de tenter de les aider par son travail à titre d’avocate en droit de la famille et de la jeunesse. Curieuse, elle adore voyager, tenter de nouvelles expériences et apprendre sur différents sujets.


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