Facultative la viande?

Dans: Santé et bien-être, Style de vie

Il y a quatre ans, j’ai décidé de cesser de manger de la viande. Pas les poissons et les fruits de mer. Seulement la viande rouge et la volaille. Pourquoi? Parce que j’ai réalisé à ce moment-là, que depuis quelques années, je faisais naturellement des choix sans viande. C’était donc par goût, mais aussi pour tester les conséquences d’une absence totale de ces viandes sur mon système digestif, que j’ai arrêté de consommer les 2 ou 3 portions que je prenais par semaine. Tout d’abord sceptique face à un possible effet placebo, j’ai dû me rendre à l’évidence, quelques mois plus tard, que ma digestion était beaucoup plus facile sans la présence de ces viandes.

Faible, pâle et anémique les végétariens? Tellement pas! C’est plutôt le contraire. Car peu importe le mode de végétarisme que l’on décide de pratiquer (le mien étant le pesco-végétarisme), la recherche d’informations sur le sujet nous permet de s’assurer un régime alimentaire sain. Voici quelques trucs que j’applique pour me garantir une énergie constante.

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Source : blog.neocamino.com

– Comme le fer végétal est plus difficile à assimiler que le fer animal, il est primordial de l’accompagner d’un agrume, qui peut prendre, par exemple, la forme d’un jus d’orange pendant le repas.
– Les protéines végétales doivent être accompagnées de glucides.
– Il faut consommer des omégas 3 quotidiennement; soit par des graines (de lin ou de chia moulues), différentes huiles riches en ce gras ou des poissons.
– La vitamine B12 pourrait, dans certains cas, être déficiente. Mais c’est peu probable pour les adeptes du pesco-végétarisme qui inclut des produits laitiers et des œufs.
– Pour assurer la présence de vitamine D, il faut s’exposer à la lumière du jour pendant une dizaine de minutes quotidiennement. (Ce conseil est aussi bon pour les omnivores!)

Vous voyez que ces trucs sont simples à appliquer. Bien sûr que dans le cas d’un changement drastique de régime alimentaire, il est toujours préférable d’avoir un suivi médical, comprenant des bilans sanguins durant les premières années, pour identifier des carences possibles.

Et non, je ne mange pas que du tofu! Quoique je doive souvent préparer des bâtonnets de tofu croustillants car c’est un des rares repas qui fait l’unanimité dans ma famille, dont les autres membres sont tous omnivores! Et c’est beaucoup moins compliqué que l’on pense d’adapter une recette avec viande à une variante sans viande. Donc on mange sensiblement tous le même repas à la table. Et si le mien est trop différent, j’ai des petits curieux qui viennent assurément y goûter!

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Source : www.peta2.com

Ma plus grande crainte, lors de ma prise de décision, ne résidait pas dans les manques énergétiques possibles, car j’en avais déjà assez lu sur le sujet pour éviter ces carences. C’était plutôt le possible malaise que mes amis et ma famille pouvaient ressentir à m’inviter pour un repas. Car c’était très clair pour moi que mon choix ne devait pas compliquer la vie de mes hôtes. Mais j’ai été agréablement surprise de constater que la plupart d’entre eux sont heureux, voire excités, de m’offrir une alternative végé (j’ai des bons amis!). Et s’il n’y a pas d’alternative présente, je peux toujours me contenter des accompagnements. Pour un seul repas, ce n’est vraiment pas grave!

Source photo de couverture : tpe-viande.e-monsite.com

 


Judith Bannon

Judith est une femme fougueuse qui adore découvrir de nouvelles activités autant en famille, qu’en couple et entre amis. Psychoéducatrice de formation, cette ex-enseignante collégiale et universitaire est devenue romancière et se consacre maintenant aux plaisirs de la plume. Dans sa vie toujours bien remplie, l’efficacité et la performance s’illustrent autant en souliers plats qu’en talons hauts lors des longues soirées où elle apprécie les découvertes gastronomiques, accompagnées d’un bon vin et de sucreries décadentes!


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