Femmes exceptionnelles : lâchez-moi les « mais »!

Dans: Santé et bien-être, Style de vie

Je connais une femme exceptionnelle.  Mais elle ne l’sait pas.

Elle est belle.

Mais doit perdre un peu de poids.

Elle est en forme.

Mais devrait s’entraîner plus. Ça l’air que courir c’est bon.

Elle a un travail valorisant.

Mais fait des erreurs.

Elle a de merveilleux enfants.

Mais ne passe pas assez de temps de qualité avec eux.

Elle aime son chum.

Mais ne fait pas assez l’amour.

Elle a une maison chaleureuse.

Mais c’est le bordel.

Je connais une femme exceptionnelle. Mais elle est fatiguée.
De penser.

De pleurer.

De culpabiliser.

À cause de ce qu’elle n’a pas fait. De ce qu’elle pourrait faire mieux.

À cause des « mais… ».

Qui foutent de l’ombre sur ses accomplissements, biaisent son regard et drainent toute son énergie.

Si seulement elle se voyait comme les autres la voient.  Une maman, une professionnelle, une amoureuse, une amie, une sœur. Aucun « mais », aucun doute, que sa beauté, son cœur et son intelligence.

 

Si elle se voyait ainsi, comme elle l’est vraiment, ma femme exceptionnelle serait moins fatiguée. Et savourerait certainement plus sa vie. Sa santé, son travail, ses enfants, son chum et la chaleur de sa maison.

Nous sommes toutes la femme exceptionnelle de quelqu’un!

Qui voudrait qu’on lâche les « mais » pis qu’on savoure ce qu’on a, ce qu’on est!

Et si on lui faisait plaisir?

Bonne journée de la femme exceptionnelle!

Photo de couverture : @Julie Morin

 


Julie Morin

J'envie les héroïnes de films d'action pour leur vie de luxe, leurs habiletés de cascadeuses, leurs talents de séductrice et périples au-travers le monde ... Moi, j'habite un bungalow en banlieue, j'ai toujours mal à quelque part (l'approche de la quarantaine, quoi!), avec le même homme depuis 17 ans, et mère de deux pré-adolescents. On est loin d'un film de Lara Croft! De toute façon, je n'aurais pas les nerfs d'acier requis. J'angoisse ben trop. D'ailleurs, le qualificatif trop m'est souvent attribué. Trop émotive, trop susceptible. Je parle et je rie trop fort (ce qui énerve royalement les deux pré-ados, qui ont honte même dans notre salon). À l'inverse, ça m'en prends pas trop pour être heureuse. Un souper au restaurant, un bon livre, un verre de vin, rire en famille, apprendre, découvrir et écrire. 


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