Votre père, le grand-père

Dans: Éditoriaux

Imaginez un peu votre père.

Comment il a été avec vous. Comment il vous a élevé.

Son attitude face à sa famille et ses enfants.

Imaginez les responsabilités qu’il portait sur ses épaules.

Son pouvoir décisionnel.

Imaginez maintenant votre père avec vos enfants.

Ses petits-enfants.

Qui ont leur propre père.

Un père décideur à part de d’ça.

Votre père ne décide pas pour ces enfants. Les vôtres.

Il est alors confronté à un tout autre rôle que celui du pourvoyeur autoritaire.

Déstabilisant.

Qui sera-t-il pour vos enfants. Qu’est-ce qu’il leur enseignera?

Libéré de tout besoin ou obligation morale de discipliner. Pas de décision à prendre pour leur futur.

Juste le moment présent.

Et alors il passe du temps avec ses petits-enfants. Tout simplement.

Il leur parle, les écoute, joue.

Il est patient.

Plus qu’il ne l’a jamais été avec toi.

Il rit.

Votre père savoure la vie. Et sa famille. Et il est clairement heureux.

Dans ce rôle rempli d’amour qu’est celui de grand-père.

 

Bonne fête des pères à nos pères devenus d’excellents grands-pères !

 

 

 

Crédit photo du roman « L’été où mon grand-père est devenu jaunophile » de Landrine Beau


Julie Morin

J'envie les héroïnes de films d'action pour leur vie de luxe, leurs habiletés de cascadeuses, leurs talents de séductrice et périples au-travers le monde ... Moi, j'habite un bungalow en banlieue, j'ai toujours mal à quelque part (l'approche de la quarantaine, quoi!), avec le même homme depuis 17 ans, et mère de deux pré-adolescents. On est loin d'un film de Lara Croft! De toute façon, je n'aurais pas les nerfs d'acier requis. J'angoisse ben trop. D'ailleurs, le qualificatif trop m'est souvent attribué. Trop émotive, trop susceptible. Je parle et je rie trop fort (ce qui énerve royalement les deux pré-ados, qui ont honte même dans notre salon). À l'inverse, ça m'en prends pas trop pour être heureuse. Un souper au restaurant, un bon livre, un verre de vin, rire en famille, apprendre, découvrir et écrire.