Savoure la vie !

Dans: Éditoriaux, Style de vie

C’est quand on est malade qu’on apprécie la santé.

C’est quand on est souffrante qu’on réalise comment on était bien, avant.

Clouées au lit, les petites choses de la vie revêtent une toute nouvelle importance. Souper en famille, aider aux devoirs, promener le chien. Les affaires banales de la vie. Qu’on exécute s’en réfléchir, sans vraiment s’investir.

C’est seulement lorsqu’on ne peut plus les faire que l’on comprend leur valeur.

On se dit alors qu’on les appréciera tellement une fois rétablie.

On s’était dit ça la dernière fois, non ?

Et la vie reprend son cours.

Absorbées par la routine, on exécute machinalement les tâches quotidiennes. On oublie à quel point elles étaient précieuses lorsqu’impraticables.

Et l’on marche aveuglément notre vie en rêvant aux projets de vacances, de voyages, de nouveaux achats. Ces projets qui vont nous faire du bien. Nous rendre heureuses.

Ah oui ? Vraiment ?

Et si l’on réalisait que nous sommes heureuses MAINTENANT.

Et si l’on se remémorait lorsqu’on était souffrante. À quel point on se serait foutu de voyages, de vacances et d’achats. Car tout ce qu’on voulait c’était de savourer notre vie, tout simplement.

Rien n’a changé parce qu’on est en santé. Santé que l’on prend trop vite pour acquise. La valeur de notre vie et ce qui la remplit sont les mêmes.

Alors, savourons-les !

Soupons en famille. Aidons aux devoirs. Promenons le chien. En réalisant la chance qu’on a de pouvoir faire ces choses courantes de la vie alors que d’autres ne peuvent pas.

« Hier n’existe plus. Demain ne viendra peut-être jamais. Il n’y a que le miracle du moment présent. Savourez-le. C’est un cadeau. » — Marie STILKIND


Julie Morin

J'envie les héroïnes de films d'action pour leur vie de luxe, leurs habiletés de cascadeuses, leurs talents de séductrice et périples au-travers le monde ... Moi, j'habite un bungalow à Saint-Jean-sur-Richelieu, j'ai toujours mal à quelque part (l'approche de la quarantaine, quoi!), avec le même homme depuis 17 ans, et mère de deux pré-adolescents. On est loin d'un film de Lara Croft! De toute façon, je n'aurais pas les nerfs d'acier requis. J'angoisse ben trop. D'ailleurs, le qualificatif trop m'est souvent attribué. Trop émotive, trop susceptible. Je parle et je rie trop fort (ce qui énerve royalement les deux pré-ados, qui ont honte même dans notre salon). À l'inverse, ça m'en prends pas trop pour être heureuse. Un souper au restaurant, un bon livre, un verre de vin, rire en famille, apprendre, découvrir et écrire.