Survivre au manque de savoir-vivre sur la route!

Dans: Éditoriaux

Trafic d’enfer! Lorsque je me rends à Montréal et que je n’ai perdu « qu’une » quinzaine de minutes durant lesquelles mes pieds ont dansé  la salsa entre ma pédale à frein et l’accélérateur, je suis agréablement surprise. Ce n’est pas normal!

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Source: tva nouvelles

Et comme si la frustration de côtoyer trop d’automobilistes n’était pas suffisante, on doit vivre avec le jugement parfois très questionnable de certains conducteurs.

Tout d’abord, il y a ceux qui veulent couper à la dernière seconde pour prendre la sortie. Vous les reconnaissez? Ces conducteurs effrontés qui arrivent près de vous, sages conducteurs qui attendez pendant plus de 2 km, pour prendre la bretelle d’accès dans le but de continuer votre bout de chemin. En plus de bloquer leur propre voie, ils mettent tellement de pression vers votre auto, que vous abdiquez et laissez passer, pour ne pas avoir à payer une nouvelle peinture. Donc suis-je la seule à ressentir une grande satisfaction quand l’un de ceux-là, qui a attendu d’être rendu à la ligne pleine pour effectuer son dépassement planifié depuis longtemps, se fait arrêter par un policer?

Un autre type de conducteur qui est tellement agréable à côtoyer (!) est celui qui fait une faute, mais t’adresse un doigt d’honneur lorsque tu le regardes par la suite. Mais c’est quoi ça? Tu as mal conduit et tu m’insultes? Méchant problème! D’ailleurs, je décrète que le doigt d’honneur est vraiment surutilisé sur les routes. Et tellement « out ». Quel manque de créativité!

Au sujet des signes, j’aimerais qu’il en existe un pour signifier à un chauffeur que son clignotant est facilement accessible sur son volant. L’autre jour, je fais un arrêt, tout comme l’automobiliste qui me fait face. Comme il n’a pas de clignotant, je repars mais il me coupe pour tourner à gauche! Insulté, il me fait les gros yeux. Hey! Je te rappelle que TU m’as coupée le grand! Sans avertissement!

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Source :http://img.src.ca

Et que dire de toutes ces zones de construction? Ça n’a juste pas de sens. Essayez de rouler vingt-cinq kilomètres sans croiser un cône orange! C’est le défi du jour! Si vous cherchez un nouveau jeu pour faire patienter les enfants en voiture, dites-leur de compter le nombre de kilomètres durant lesquels ils ne voient pas de cône orange. Si vous dépassez les 25 km, payez une tournée de crème molle! N’hésitez pas! Je vous garantis que vous ne vous ruinerez pas en crème molle cet été! Et encore mieux, dites-leur de compter le nombre de cônes orange qu’ils aperçoivent sur la route. D’ici la fin de l’été, vous en ferez des génies mathématiques!

Je sais que ces chantiers qui poussent plus que des mauvaises herbes, servent entre autres à faire rouler l’économie. Mais il faudrait que le gouvernement réalise que la multiplication de ces chantiers est indirectement proportionnelle à l’équilibre de notre santé mentale! Et ne vous méprenez pas. Je respecte énormément les gens qui travaillent à ces endroits névralgiques et qui doivent gérer les conducteurs impatients-frustrés-imbéciles qui passent près d’eux.

Donc quoi faire pour réussir à arriver à destination sans avoir à décoller nos mains crispées du volant? Voici quelques suggestions que j’ai développées avec le temps.

Source photo de couverture: allstate


Judith Bannon

Judith est une femme fougueuse qui adore découvrir de nouvelles activités autant en famille, qu’en couple et entre amis. Psychoéducatrice de formation, cette ex-enseignante collégiale et universitaire est devenue romancière et se consacre maintenant aux plaisirs de la plume. Dans sa vie toujours bien remplie, l’efficacité et la performance s’illustrent autant en souliers plats qu’en talons hauts lors des longues soirées où elle apprécie les découvertes gastronomiques, accompagnées d’un bon vin et de sucreries décadentes!


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