T’es pas obligé, tsé.

Dans: Style de vie

Monter dans la vie. Faire les bons choix pour s’enrichir intellectuellement.

Rechercher le défi, le dépassement de soi.

C’est la chose à faire.

Mais si ça t’tente pas?

Si, à ce moment-ci de ta vie, t’es bien. T’en veux pas de challenge pour ta carrière.

Tu veux rester comme t’es.

Si c’est le cas, laisses-moi te dire une chose : la suite « logique », eh bien,  c’pas obligé d’être la tienne.

Il y a plusieurs années, j’ai eu une opportunité de faire un stage de travail de quelques mois au Mexique. Une expérience de vie incroyable. J’ai passé les entrevues à Montréal. J’étais prête.

Mais malheureuse à l’idée de partir.

J’étais amoureuse. Je venais d’acheter une maison. Le timing n’était pas bon.

Mais je sentais que devais aller au Mexique. Sinon, je le regretterais toute ma vie.

A « once in a lifetime experience! », on n’peut pas dire non à ça!

Eh bien, ça l’air que oui, on peut.

Ma mère me l’a dit.

Je me souviendrai toujours de cet après-midi chez elle. On était dehors sur sa balançoire, et on jasait de ce stage au Mexique. Je devais paraître moins enthousiaste que supposé. Je parlais de mon chum. De la maison qu’on venait d’acheter.  Des difficultés résultant de mon départ.

Elle m’a regardé et m’a dit, le plus simplement du monde : « T’es pas obligé d’y aller, tsé. »

…!!!

Non, j’le savais pas.

Moi, j’étais convaincue que c’était la seule chose à faire. Une marche à monter que je ne pouvais ignorer.

Je n’étais pas obligé d’y aller?!!

Cette idée que je pouvais choisir, que ma vie m’appartenait et que je pouvais bien en faire ce que je voulais. Cette idée m’a plu. Et du coup, le poids que j’avais sur le cœur s’est soulevé.

Je ne suis pas allé au Mexique. Et, je n’ai jamais regretté.

On peut, à la fois, avoir une carrière et prioriser son amour, sa famille.

Le fait de la prioriser cette famille, c’est également monter dans la vie. C’est vous qui choisissez les marches à monter.

Parfois, la prochaine étape logique n’est pas la tienne.

La prochaine étape, assures-toi simplement qu’elle te rende heureuse.

 

Crédit photo : www.womanila.com


Julie Morin

J'envie les héroïnes de films d'action pour leur vie de luxe, leurs habiletés de cascadeuses, leurs talents de séductrice et périples au-travers le monde ... Moi, j'habite un bungalow en banlieue, j'ai toujours mal à quelque part (l'approche de la quarantaine, quoi!), avec le même homme depuis 17 ans, et mère de deux pré-adolescents. On est loin d'un film de Lara Croft! De toute façon, je n'aurais pas les nerfs d'acier requis. J'angoisse ben trop. D'ailleurs, le qualificatif trop m'est souvent attribué. Trop émotive, trop susceptible. Je parle et je rie trop fort (ce qui énerve royalement les deux pré-ados, qui ont honte même dans notre salon). À l'inverse, ça m'en prends pas trop pour être heureuse. Un souper au restaurant, un bon livre, un verre de vin, rire en famille, apprendre, découvrir et écrire.